oct 152012
 

Thierry Larret, photographe professionnel nous délivre un témoignage intéressant sur son expérience de photographe aux Jeux Olympiques de Londres.
Usain Bolt

« 1er Mai 2011… date de la Dead line pour les accréditations des Jeux Olympiques de Londres. Ma demande d’accréditation  a été renvoyée au CNOS. J’attends fébrilement la réponse.  Les quotas sont peu nombreux pour la France et la proximité de Londres fait qu’il y aura beaucoup plus de demandes. Et en plus … je suis Freelance.

Le 8 juin 2011, un courrier du CNOS arrive… «  Vous avez une accréditation EP ». Je n’ose pourtant pas y croire, je me dis qu’il doit s’agir d’une présélection. Un coup de fil au CNOS me rassure et me confirme que mon accréditation est bien accordée, définitive, et pour tous les sports (EP). Yessss !!  Un rêve qui se réalise. Pour un photographe de sports, les Jeux olympiques représentent le graal. Les Jeux sont encore dans un peu plus d’un an et je suis déjà très excité. Je sais que ça va être dur, très dur. Tous les meilleurs photographes de la planète sport seront présents avec des moyens colossaux. Je suis distribué par l’agence Maxppp… qui distribue aussi d’autres agences Européennes et mondiales. Mes photos vont donc se retrouver noyées au milieu d’un flux impressionnant d’images. Je ne m’attends pas à gagner beaucoup d’argent sur les jeux, il me faudra avant tout couvrir et rembourser mes frais, qui sont à ma charge. (Eurostar, hébergement, nourriture, connexion internet, voila de quoi bien entamer un budget). Je me fixe comme objectif d’en profiter un maximum et de ne pas me mettre de pression, tout en n’oubliant pas que je ne suis pas en vacances et que je suis professionnel. 27 juillet 2012, je quitte l’Auvergne pour la capitale et quelques heures plus tard, me voilà à Londres. Déjà la Gare de Saint Pancras bouillonne.

Teddy Riner

Des policiers, des militaires, des bénévoles sont omni présents et accueillants. Me voila à l’entrée du village Olympique, où tout commence par un passage des bagages au scan avec inspection minutieuse par les militaires. Il en sera de même tous les jours et même plusieurs fois par jour, à chaque entrée sur les différents sites de compétition. Après avoir récupéré mon accréditation, direction le Main Press Center. C’est immense ! Chaque photographe doit porter un gilet photo numéroté durant toutes les compétitions. Je récupère le miens, le numéro 1895 est dans la place !! Direction l’assistance Pro Canon, histoire de faire nettoyer les capteurs de mon Mark IV et de mon 7D. En échange, Canon me prête un autre Mark IV et surtout le nouveau DX, dont j’avais pu lire sur le net et dans la presse qu’il s’annonçait plus que prometteur. Apres l’échec du Mark III, Canon n’avait aucun droit à l’erreur. Durant les 15 jours des JO, j’ai pu garder le DX, un pur bonheur. Je n’ai pas pu (pas voulu…) tester toutes ses possibilités. Il n’est pas évident de prendre un boitier nouveau pour des reportages qui plus est au JO, et j’ai fait le choix de ne pas l’exploiter à fond  voulant jouer la carte de la sécurité. Ce boitier m’a (enfin) réconcilié avec Canon et surtout avec son autofocus. Ce DX est une tuerie, surtout associé aux optiques récentes. Les 300, 400 500 mn sont beaucoup plus légers. J’ai aussi eu l’occasion d’utiliser plusieurs jours le 200/400 avec l’extendeur intégré (il y avait peu d’exemplaires à Londres). C’est énorme !!! Cet optique est excellente et offre énormément de polyvalence notamment sur les JO, où l’on ne peut quasiment pas se déplacer. Associé au DX, c’est l’arme fatale !! Le prix, pas encore annoncé devrait être lui aussi fatal … j’ai également pu tester le nouveau 5D Mark III. Je l’ai peu utilisé car je l’avais en 3ème boitier quelques jours. Je pense qu’il va très vite remplacer mon 7D… si je vends celui-ci rapidement.

Ping-pong-jo

En tout cas l’assistance Canon Pro sur les grands événements est très appréciable et incroyablement réactive. La quantité de matériel de prêt est impressionnante, tout comme le nombre de DX qui ont pu circuler durant cette quinzaine. Les jeux, c’est de nombreuses heures de bus pour se rendre sur les différents sites de compétitions, de nombreuses heures d’attentes sur place, des repas sur le pouce et à des heures improbables et surtout peu d’heures de sommeil. Ma plus grosse nuit à été de 5 heures, la moyenne était de 3 heures. Je savais que ce serait dur… C’est épuisant, d’autant que j’essayais de couvrir 3 sports par jour.Cyclisme, triathlon, BMX, VTT, Kayak, judo, escrime, plongeon, Taekwondo, tennis de table, badminton, water polo, basket, handball, équitation, tir au pistolet, Ball-trap, gymnastique, athlétisme (le 100 et 200 mètres, tout simplement impressionnant) et Hockey sur gazon (j’ai adoré) sont les disciplines que j’ai couvert. J’ai regretté de ne pas avoir shooté du Beach volley (surtout féminin) tout comme la lutte et l’haltérophile. Mais il m’a fallu parfois faire des choix de timing, notamment les jours où j’avais des commandes et je ne pouvais couvrir qu’une seule discipline (ce qui était le cas lors du vtt, du Triathlon et du BMX notamment). Coté matos, c’est tout simplement impressionnant.

jeux-olympiques

Chaque photographe travaille avec minimum 2 boitiers, mais souvent 3 ou 4… et parfois beaucoup plus. Les appareils télécommandés sont légions et les Pocket-Wizard sont partout. Les grosses agences avaient même des boitiers pilotés à distances via joystick et écran d’ordinateur. Pour info, pas de moyenne gamme, ils utilisaient des DX pour les Canonistes et des D4 pour les Nikonistes… soyons fou ! Je m’attendais en revanche à voir beaucoup de transmissions wifi en direct du boitier mais le standard (enfin toujours pour les grosses agences) était le câble Ethernet, puisque les boitiers Pro sont équipés de prises. Pour les photographes, les jeux laissent peu de marge de manœuvre. Il y a des emplacements photos où le premier arrivé est le premier servi pour les meilleures places. Et il vaut mieux éviter de sortir des zones photographes, sous peine d’un rappel à l’ordre immédiat. Seules les grandes agences mondiales ont les gilets bleus « Pool » qui leur donnent accès au plus proche de l’action. Frustrant… très frustrant. Les grosses agences disposent d’éditeurs et les photographes n’ont jusqu’ à s’occuper de shooter. Moi (comme beaucoup) j’avais 1à 2 heures d’éditing derrière chaque reportage.

J’ai terminé mes premiers JO, épuisé mais avec des images et des souvenirs plein la tète. J’ai réalisé mon rêve de photographe de sports en couvrant ceux de Londres. La proximité m’a fait tenter l’aventure olympique, et je m’étais dis que ce serait mes seuls jeux. Pourtant dans un coin de ma tète, je commence à regarder les cartes de Rio et pourquoi pas tenter une aventure hivernal dans deux ans du coté de Sotchy, d’autant que la procédure d’accréditation vient d’être lancé et la Dead line est au 4 octobre. »

jan 302012
 

retouche-photo

Je suis tombé sur un article ou quelqu’un s’est amusé à prendre en photo les principaux hamburgers des différents fast-food américains et de le comparer à la photo de la pub . A chaque fois il prend pour principe de le photographier sur sur son meilleur angle. L’étude est assez amusante. Je rappelle à ceux qui ne savent pas comment les photos de pub culinaire sont faites que la viande est à peine cuite, dorée au chalumeau, que les graines de sésames sont rajoutées à la pince à épiler…
Vous pouvez visionner cette vidéo pour vous en rendre compte.

jan 142010
 

mexicoLe Mexique est un pays fabuleux dont on peut facilement tomber amoureux. La nature y est fantastique et les gens adorables. Mais lorsqu’on y va pour travailler il y a quelques précautions à prendre.

Le courant: C’est le même qu’aux États Unis il faut donc prévoir des adaptateurs et avoir un matériel bi-voltage.

Location de matériel photo: On en trouve à Mexico et pour l’éclairage il faut parfois se rabattre vers le matériel vidéo.

Douane : Prévoyez une autorisation de votre employeur, un papier rédigé en anglais ou mieux en espagnol qui explique votre venue et ne vous laissez pas avoir par la volonté de certains agents de vouloir vous faire payer des taxes sur votre matériel, restez patient, souriant et ferme.

Sécurité : La ville de Mexico peut être parfois dangereuse, les enlèvements sont un sport national et il y en a plus qu’en Afghanistan. Soyez prudent le soir et ne prenez pas n’importe quel taxi.

Divers : La ville de Mexico est une ville très grande et très embouteillée (20 millions d’habitants). Essayez de loger pas trop loin de l’endroit où vous travaillez.

fév 192009
 

torontoLe Canada ressemble bien évidement beaucoup aux Etats-Unis pour les photos (Voir article sur photographier aux Etats unis). Le climat peut être froid, si vous êtes à l’extérieur prévoyez des accus en plus car le froid limite leur durée.

Le courant : C’est le point un peu pénible en Amerique du Nord. Avec le 110V, vous avez interêt à avoir des flash de studio bi-voltage et prévoir des adaptateurs pour tous vos chargeurs (téléphone,ordi,chargeurs de bateries…).

Location de matériel photo : On trouve des loueurs de qualité dans la plus part des grandes villes.

Acheter du matériel photo : Il y en a dans les grandes villes et ils sont généralement 3 à 4 fois plus grands que les magasins en France. C’est sympa d’y faire un tour on y trouve parfois des accessoires que l’on ne trouve pas en France.

Photographier dans le pays : Photographier avec du matériel léger ne pose pas beaucoup de problème. Si vous voulez organiser un véritable séance photo dans un lieu public, vous aurez besoin d’une autorisation.

Divers : Le passage à la douane des aéroports se passe plutôt bien avec des flash de studio et du matériel pro. Si vous y allez pour le travail, essayez d’avoir des papiers de votre employeur sur place qui explique en anglais ce que vous venez faire sur place.

nov 052008
 

london

Avec l’Eurostar, l’Angleterre est à moins de 3h de Paris, en tant que photographe professionnel on peut être appelé à y travailler. Il n’y a pas beaucoup de différences par rapport à la France, à part quelques nuances.

Le courant : C’est du 220V mais il vous faut des adaptateurs pour les prises.

Location de matériel photo : On trouve des loueurs dans la plus part des grandes villes. Le réseau Calumet est bien implanté.

Photographier dans le pays : Pas de réelles différences avec la France, à part pour la lumière, en effet il y a une heure de décalage alors que notre latitude n’est pas très différente. Les jours commencent plus tôt et finissent très vite surtout en Hiver. Si il vient s’ajouter du mauvais temps (probable), la lumière devient très mauvaise en hiver à partir de 15h.

fév 282008
 


Les Etats Unis sont un peu le paradis pour les photographes professionnels. En effet, on y trouve des magasins de matériel photo pro dans toutes les grandes villes. Toutes les infrastructures pour la photographie (agences mannequins, studio….) existent dans le pays. Les prix sont souvent beaucoup plus bas qu’en Europe.

Le courant : C’est malheureusement pas le même système qu’en France. C’est 110V soit vous avez des flash de studio qui sont bi-voltage (Bowens par exemple) soit vous devrez en louer sur place. Pour vos chargeurs prévoyez des adaptateurs.

Location de matériel photo : On trouve des loueurs de qualité dans la plus part des grandes villes. Si vous voulez des adresses cherchez les magasins Calumet par exemple.

Photographier dans le pays : Photographier avec du matériel léger ne pose pas beaucoup de problème. Si vous voulez organiser un véritable séance photo dans un lieu public, vous aurez besoin d’une autorisation et ce n’est pas gratuit car il faut payer les assurances, la sécurité…

GSM : Pas de problème mais pensez à avoir un GSM tri-bande

Internet : Souvent rapide et souvent gratuit dans les hotels.

Divers : Le passage à la douane des aéroports se passe plutôt bien avec des flash de studio et du matériel pro. Si vous y allez pour le travail, essayez d’avoir des papiers de votre employeur sur place qui explique en anglais ce que vous venez faire sur place.

nov 152007
 

russieLa Russie a beaucoup changé ces dernières années. Le pays est beaucoup plus libre mais l’état policier est toujours bien présent et les autorités sont parfois méfiantes quand vous venez avec beaucoup de matériel photo.

Le courant : C’est le même système qu’en France

Location de matériel photo : On peut trouver à Moscou ou St Petersbourg du matériel à louer surtout de l’éclairage.

Photographier dans le pays : Photographier avec du matériel léger ne pose pas beaucoup de problème. Faites attention d’en certains endroits surtout à Moscou car il y a pas mal d’insécurité.

GSM : Les endroits peuplés sont couverts

Internet : Dans les villes pas de problème dans les campagnes je n’ai pas eu l’occasion de m’y rendre.

Divers : Si vous voyagez pour un travail avec un matériel photo professionnel plus lourd, flash de studio…prenez des documents de votre client qui explique en russe le pourquoi de votre venue. A la douane expliquez bien que c’est du matériel photo et non vidéo vous économiserez du temps d’attente. Sinon si vous avez besoin de faire des photos dans certains lieux dites vous que tout est sujet à autorisations et qu’il est nécessaire de s’y prendre un peu en avance.

nov 012007
 

emirat Arabe
Les Emirats Arabes Unis où les villes comme Abou Dhabi ou Dubaï amènent beaucoup d’étrangers à venir travailler dans ce pays. La population est composée à plus de 75% d’étrangers. En tant que photographe professionnel on peut être amené à s’y rendre.

Le courant: 220V mais les prises sont triangulaires alors prévoyez des adaptateurs.

Location de matériel photo : Il y a quelques loueur de matériel vidéo qui peuvent aider pour louer de l’éclairage.

Photographier dans le pays : Il faut faire attention si vous faites des photos dans la rue, les gens n’aiment pas être pris en photo et prendre des femmes en photos sans leur consentement peut être très mal pris et les réactions peuvent être vives. Le pays est très sécurisé.

GSM : Le pays est couvert.

Internet : On trouve internet assez facilement dans les hôtels (payant) mais même dans les grandes villes je n’ai jamais eu un débit important ce qui parfois pose des problèmes.

Divers : Le passage à la douane avec du matériel photo, flash studio ne pose aucun problème. Manger, boire et fumer en public pendant le ramadan est interdit par la loi et peut être punis. Si vous voyagez avec des médicaments vérifier qu’ils soient autorisés dans le pays et pas assimilés à de la drogue. Si vous conduisez une voiture dans le pays et que vous avez un accident éviter de toucher les blessés où les véhicules. Vous devez avoir un permis international.

sept 072007
 

bulgarieLa Bulgarie n’est pas encore un pays très visité et très connu. Il y a des régions où vous aurez du mal à trouver quelqu’un qui parle français ou anglais. L’alphabet est en cyrillique.Voici quelques informations pratiques pour un photographe.

Le courant: 220V, comme en France, prévoyez des multiprises.

Location de matériel photo… : J’ai cherché et je n’ai pas trouvé même à Sofia, la capitale (ça existe peut être). Il y a en revanche des agences de mannequins ainsi que des maquilleurs pour organiser un shooting.

Photographier dans le pays : Pas de problème particulier, soyez en revanche prudent avec votre véhicule (surtout si il a des plaques étrangères), ne le laisser pas dans la rue la nuit.

GSM : Vous captez partout, vous pouvez recevoir des appels et des e-mails même dans les endroits les plus reculés. Veillez avant de partir à ce que votre téléphone soit débloqué pour pouvoir y mettre les cartes sim du pays. Pour quelques euros on vous attribut un numéro de GSM et après vous achetez des recharges. C’est pratique pour téléphoner dans le pays mais attention avec un portable bulgare, les communications vers les fixes sont très chères. Il vaut mieux téléphoner de portable à portable.

Internet : Il y a des cybercafés partout dans les villes, c’est beaucoup plus difficile à trouver dans les villages.

mar 312007
 

Inde
L’Inde est un pays de couleurs où prendre des photos est un véritable plaisir. Les photographes professionnels trouveront beaucoup d’avantages dans ce pays.

Le courant : C’est le même qu’en France, prévoyez des multiprises car les prises sont souvent peu nombreuses.

Location de matériel photo… : L’Inde est le pays de toutes les promesses, vous pouvez trouver sur Internet des services qui vous proposent des mannequins, maquilleurs, chauffeurs à des tarifs très intéressants pour un européen. Mais ne soyez pas naïfs, les promesses ne sont pas toujours tenues, mieux vaut venir quelques jours en avance que de croire que tout ce que vous aurez demandé à distance sera là le jour J. Soyez ferme dans vos négociations.

Photographier dans le pays : Les indiens aiment beaucoup être pris en photo, dans les endroits touristiques, ils demandent parfois un peu d’argent. Les indiens sont généralement très paisibles et se promener avec du matériel photo ne pose pas de problème, il faut juste être prudent par rapport au vol et ne pas laisser votre matériel sans surveillance.

GSM : Les indiens sont fans de téléphones portables, le pays est bien couvert. Vous avez la possibilité d’acheter des puces pour mettre dans votre portable, vous ferrez des économies pour téléphoner. Pour 3€50, vous achetez une puce avec 1/2 heure de conversation, c’est très utile pour être joint en Inde et pour réserver les hôtels, joindre les différents intervenants… Il faut un passeport, une photo d’identité (essayer de la prévoir avant votre voyage) et un téléphone portable. Dans les grandes villes comme Bombay il est de plus en plus difficile de se procurer une carte sim pour avoir une ligne. Vous devez avoir une personne résidente en Inde qui se porte garant. Le prétexte invoqué est le terrorisme. En revanche dans des états comme le Kerala c’est très simple pas besoin de garant.

Internet : Généralement facile à trouver mais pas toujours très rapide.