nov 262009
 
Cette rubrique « Expérience de photographe » se présente sous la forme d’une interview d’un photographe professionnel sur du matériel photo. Ce qui permet d’avoir un retour concret et non pas les éternels dossiers de presse. Pour cette quatrième interview, le hasard fait que l’on reparle d’une valise Pelican.

pelicase 1560


Interview de Thierry Larret, photographe professionnel:

Dans quel domaine exerces tu ton métier de photographe ?

Je suis dans la photo de sports. Je collabore en tant que pigiste pour plusieurs rédactions (quad, moto, course à pieds, vtt, vélo et Tuning). Mais ce n’est pas tous les jours facile. Je fais aussi le rédactionnel de mes reportages même si ce n’est pas la partie que je préfère.Pour les autres sports, notamment le foot et le rugby, mes photos sont distribuées par l’agence UmaPress. J’ai eu la chance dernièrement de couvrir la coupe du Monde de rugby (2007) en France et l’Euro de foot en Suisse (2008). Une belle expérience !

Tu as choisi la Pelicase 1560 pour transporter ton matériel de prise de vues pourquoi ?

Justement suite à mon expérience lors de la coupe du Monde de Rugby. Mon Sac à dos Lowe Pro était chargé à bloc. En plus, j’avais un autre sac à dos plus petit avec l’ordinateur portable. Je me suis tué le dos. J’ai observé un peu mes confrères et la Pelicase 1560 était le modèle le plus répandu sur les stades.

Est-ce que le fait de ne pas pouvoir porter ton matériel sur le dos te pose un problème ?

S’il y a toujours la même quantité de matériel à transporter, le fait de pouvoir faire rouler la valise n’est pas négligeable. Evidemment, il y a aussi des inconvénients notamment sur des surfaces peu « roulable », ou lorsqu’il faut monter des escaliers. Lorsque l’on arrive à l’hôtel avec la Peli, le sac pour l’ordi et le sac de voyage, l’hôtelier à parfois du mal a comprendre que je ne reste qu’une nuit.

Quelles améliorations attendrais tu dans une future version d’une Pelicase?

Dans l’ensemble je suis très satisfait de mon investissement. Je n’ai jamais utilisé les mousses mais j’ai acheté les compartiments intérieurs pour bien séparer et sécuriser mon matériel lors du transport. Je suis très maniaque et chaque chose à sa place attitrée. (Voir photo). Pour ce qui est des petits accessoires, le compartiment avec les pochettes filets qui prend place dans le couvercle est très pratique. Hélas, tout ça fait très vite grimper la facture. Coté amélioration, c’est bien évidemment le poids à vide de la valise. Mais je ne suis pas sur que les ingénieurs puissent faire évoluer la Pelicase sans que ce soit au détriment de la qualité du produit, au niveau étanchéité et résistance. Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le fait que l’on puisse cadenasser la valise et même l’attacher avec un câble antivol en salle de presse ou dans le coffre de la voiture lors d’un arrêt minute.

Est-ce que les roues sont de bonne qualité ?

Oui les roues sont d’assez bonne qualité, et notamment le montage sur roulements à billes, je pense qu’elles mériteraient un diamètre supérieur comme sur le Think Tank.
Quand tu « roules » sur un sol gravillonneux, tu as tendance à en ramener un peu à la maison, mais ça passe. C’est clair que son terrain de prédilection est le bitume bien lisse où le carrelage.

La poignée est-elle agréable car certaines valises ont une poignée qui te tranche la main?

Pour ce qui est de la qualité des poignées je les trouve relativement confortables car elles sont recouvertes d’une matière épaisse et souple, qui ressemble un peu a un gel silicone.

Si tu es un peu juste au niveau de la place, tu n’as jamais pensé prendre un modèle plus grand comme la Pelicase 1650 ?

Prendre le modèle plus grand comme le 1650 n’est pas encore à l’ordre du jour. Il faut savoir s’arrêter. De toute façon je crois n’avoir jamais entendu un photographe avoir trouvé le sac idéal

Dimensions de la Pelicase 1560 : ext :56,04 x 45,56 x 26,51 cm
résiste à des températures entre -23°C à 99°C
Flotte dans l’eau avec une charge de 47,17Kg
Poids à vide 7,87kg avec mousse 9,26kg
Prix avec mousse: 255€TTC
(photo: Thierry Larret)

oct 082009
 

irving-penn-photographeAprès Willy Ronis, c’est un autre monument de la photographie du XXième siècle qui disparait. Le photographe Irving Penn est décédé à New York le 7 octobre à l’age de 92 ans. Il a longtemps travaillé au magazine Vogue où ses clichés répondaient à ceux d’Avedon.

Il a été connu pour ses photos de mode, il a signé 165 couvertures chez Vogue, pour ses portraits et ses photos des paysans péruviens.
juin 262009
 

le photographe
Lorsque le seul journal pour les photographes professionnels nous annonce qu’il va cesser de paraître on ne peut qu’accueillir cette nouvelle qu’avec tristesse.
Je souhaite un bon courage à toute l’équipe du journal et regrette la décision du groupe Mondadori de vouloir se concentrer sur ses titres plus rentables (comme le journal Closer par exemple).
Pour soutenir l’équipe de la rédaction vous pouvez aller sur ce blog.

juin 112009
 

« Au delà de la création, comment vendre ses photos ? » voilà le thème de la conférence qui aura lieu le samedi 20 juin de 16h à 18h à la l’amphithéâtre de la librairie Eyrolles (61 Bd St Germain 75005 PARIS).
Avec Éric Delamarre, auteur de Profession Photographe indépendant publié aux Éditions Eyrolles – VM.


« Rencontre animée par Benoît Marchal, fondateur de Déclencheur.

Durant cette rencontre, Éric Delamarre sera face à un témoin, un jeune photographe indépendant.
Tous deux confronteront leurs expériences et échangeront avec la salle, en répondant aux questions des photographes amateurs ou jeunes professionnels et en donnant la parole à ceux qui exercent la profession depuis de nombreuses années.
Cette rencontre, publique et ouverte à tous, sera avant tout un espace d’échanges de savoir-faire et d’expériences dans lequel chacun pourra confronter ses idées et ses pistes de réflexion.

Au terme d’un échange riche, les résultats de la rencontre feront l’objet d’un dossier disponible en téléchargement sur les sites de Déclencheur (podcast complet payant) et de QuestionsPhoto.

À l’issue de la rencontre, Éric Delamarre dédicacera son ouvrage.

Le nombre de places étant limité, l’inscription est obligatoire à : evenement@eyrolles.com.

Pour tout renseignement complémentaire, vous pouvez contacter :
Elsa Azis : 01 44 41 41 52 / eazis@eyrolles.com.  »

Pour rappel, le livre « Photographe Indépendant  » est le livre qu’il faut avoir lorsque vous commencez dans le métier de photographe voir la news sur ce blog.

juin 102009
 

exposition photoLe collectif GradeZero qui regroupe des photographes passionnés par la photographie dans des lieux abandonnés expose à la nuit de la photographie contemporaine le lundi 22 juin 2009 de 14h à minuit, place Saint Suplice à Paris. L’exposition est gratuite.

juin 032009
 

Life-through-a-lensUn documentaire sur la célèbre photographe Annie Leibovitz re-passe le 06 juin à 00:55, le 08 juin à 10:40 et le 14 juin à 14:00 sur Arte.
« Annie Leibovitz a été durant des années photographe pour la magazine de rock américain «Rolling stone». A ce titre, elle a photographié les plus grands artistes, souvent dans des mises en scène dignes des plus grands studios hollywoodiens, mais aussi des hommes et des femmes politiques. Si son travail auprès des célébrités de ce monde est le plus connu et le plus reconnu, elle a consacré une grande partie de son travail aux inconnus, notamment au cours d’un photoreportage à Sarajevo, à l’incitation de sa compagne défunte, l’essayiste américaine Susan Sontag. Devant l’objectif de sa jeune soeur Barbara, Annie Leibovitz évoque son travail et sa conception de l’art photographique. »
Ce documentaire sortira ensuite aux éditions MK2 à partir du 18/06 en DVD.
Le documentaire dont le titre original est « Life through a lens » est sorti en 2006.

mai 292009
 

photographe animalierLes secrets des photographes animaliers, DVD très connu des photographes du même nom passe sur France 5. Le Numero 2 passe lundi 01 juin à 14h55 et le 14 juin à 01h42.
Voici le résumé :
« Deuxième partie. Devenir photographe animalier est l’aboutissement d’une passion pour la nature… Comment Vincent Munier réussit à côtoyer les castors, comment Florent Cardinaux parvient à surprendre le faucon pélerin, comment Fabrice Cahez approche le mystérieux chat forestier ou encore comment Ghislain Simard immortalise les papillons en plein vol… Le travail et les témoignages de bien d’autres photographes (Yann Arthus-Bertrand, Christophe Courteau, Eric Dragesco, Hellio et Van Ingen…) montrent à quel point l’humilité, le respect et l’expérience sont indispensables pour parvenir à une véritable osmose avec la nature…
Ce documentaire a obtenu le Prix Spécial du Jury au festival du Film Nature de Namur 2007. »
Pour ceux qui auraient raté la première partie, vous pouvez acheter le DVD.

avr 212009
 

marilyn mansonUne interview du photographe Eric Canto qui va nous parler brièvement de quelques aspects de la photographie de concerts.

Bonjour Eric tu es photographe, dans quel domaine ?
Je suis photographe dans le domaine de la musique.

Quel matériel utilises tu lorsque tu fais des photos de scènes ?
J’utilise un Canon 1d mark II et un 5d mark II.

Es tu content du rendu du 5markII à hautes sensibilités ? Quelles en sont les limites ?
Très content, il est très impressionnant dans la gestion de la lumière, il monte de manière assez impressionnante en iso, néanmoins, je suis très exigent au niveau du rendu, très allergique au bruit. Donc pas de folie a ce niveau la. Je regrette de ne pouvoir allier la gestion du processeur du 5d avec la rapidité de mon 1D….mais bon, la perfection n’est pas de ce monde.

Jusqu’où t’arrêtes-tu avec la sensibilité du 5dmarkII ? Jusqu’où considères tu que c’est utilisable ?
L’utilisation est réellement fonction de chacun. Je trouve que 1600 est réellement l’extrême limite. Mais c’est perso. Néanmoins, il faut reconnaître que le boulot du nouveau processeur dans la gestion du bruit est réellement impressionnant.

Quels sont les avantages et les inconvénients de ce boîtier par rapport à ce que tu fais ?
Le gros avantage est la gestion des hautes et basses lumières, le poids est très faible,et il a une grande autonomie. L’inconvénient est une cadence assez moyenne.

concert aqmeTu shoots en Raw ou jpg ?
En jpg la plupart du temps.

L’utilises tu avec le multiplicateur 1,4 ou 2 ?
Non, sans multiplicateur.

Utilises tu des focales plus longues ?
Je n’utilise pas de focale plus longue.

Quelles autres optiques utilises tu pour les concerts ?
un 50mm canon 1,8, un 28mm en 2,8 et un sigma 18-125

Dans l’idéal lorsque tu fais des photos de concerts où préfères tu te placer ?
Je n’ai pas d’idéal, je fais en sorte de rester très instinctif dans le contexte du concert. J’essaie d’analyser sur la première partie ce que va donner la lumière, je teste sur le premier groupe, puis sur le groupe que je suis venu shooter, je déconnecte le cerveau, et je fonce, quitte a faire le poirier, c’est open , on teste, et on verra ce que ça dit!!!!

Quels sont les conseils que tu donnerais à un photographe qui va faire des photos de concerts et qui n’a pas encore trop l’habitude?
De ne pas trop analyser, de se laisser porter et en prenant un maximum de plaisir. S’il en prend, ça se verra sur le rendu.

Merci Eric et merci pour tes photos pour illustrer l’article.

mar 222009
 

photographe-independant« Profession Photographe Indépendant » est le nouveau livre d’Eric Delamarre. Ce livre est très bien fait et répond à toutes les questions que l’on peut se poser quand on démarre une carrière de photographe. Quel statut ? comment faire un devis ? combien demander ? Quel taux de TVA ? Comment remplir sa déclaration d’impôt ? Combien facturer ? Comment rédiger un facture, un devis ? etc …

Eric Delamarre avait déjà sortit un livre « Profession Auteur Photographe », son nouveau livre reprend le même principe en l’actualisant aux nouvelles lois, en approfondissant beaucoup le sujet et en élargissant aux différents statuts possibles pour un photographe.

Ce livre est vraiment conseillé (voir indispensable) pour tout personne qui veut commencer une carrière de photographe professionnel. Mais il est également très utile pour des photographes déjà installés car il est rempli d’informations très utiles que l’on ne connait pas forcement.

MAJ:
Un deuxième édition du livre « photographe indépendant » est sorti

mar 132009
 

giorgia fiorio

L’exposition de Giorgia Fiorio à la Maison Européenne de la photographie jusqu’au 5 avril vaut vraiment la peine de s’y arrêter. L’exposition commence avec ce texte:
« Quelle force entraîne les foules de pèlerins à travers les plus hautes montagnes et l’étendue infinie des déserts ? Qu’ont donc en commun ceux qui lèvent les mains au ciel et ceux qui frappent le front contre le sol ? Pourquoi certains sont-ils nus et d’autres couverts jusqu’aux yeux, d’autres rasés, polis comme des amandes, ou bien avec des cheveux longs mêlés à la barbe dans d’immenses turbans ? Qui habite les corps transpercés des flagellants, qui les membres couverts de cendre, qui se cache sous la peau, peinte ou tatouée de dessins enchevêtrés, qui derrière les masques, qui derrière le voile ? L’extase, la transe, la contemplation et la méditation mènent-elles à une perception indicible de la mort, ou bien à une réalité physique déchirante ? À travers l’expérience directe, sans intentions encyclopédiques, j’ai pendant huit ans suivi la voie d’un projet photographique autour d’un cheminement personnel : le Don. […] « 
Les photos sont très belles, mais on reste sur sa fin car on aimerait en savoir plus sur ce qui se passe dans la photo et je trouve que l’exposition ne nous explique pas grand chose. Le livre de Giorgia Fiorio qui regroupe tout son travail sur « le don », répare ce manque car on y trouve l’explication de tous les rites que la photographe a traités. On y trouve les photos de l’exposition mais également les photos qui n’ont pas été exposées et qui sont tout autant magnifiques.
Une exposition à voir et un livre à acheter. Pour rappel la Maison Européenne de la Photographie est gratuite pour tous les photographes professionnels.