nov 282013
 

depardon-google-street-view

L’artiste Caroline Delleutraz apris le livre « La France » de Depardon et a retrouvé les différents endroits où Raymond Depardon a pris les photos. Elle les mets ensuite cote à cote.
Elle s’interroge ensuite sur l’intérêt du travail de Depardon face au milliard de photos prises par Google.
Si vous voulez en savoir plus sur cette démarche vous pouvez vous rendre sur son site et si vous voulez voir les photos, il y a un site dédié qui s’appelle 2 visions.

 

nov 042012
 

Henri Cartier Bresson

Ce Mercredi 7/11 à 22h05 sur Arte un documentaire « Le Siècle de Cartier-Bresson » de Pierre Assouline sera diffusé. Henri Cartier-Bresson est devenu photographe professionnel à l’age de 38 ans et est devenu l’un des plus grands du XX siècle. Vous pourrez entendre des archives sonores avec la voix du photographe qui revient sur cette traversée du siècle dont il a été un témoin privilégié. Il parle de la guerre civile espagnol, libération de Paris la naissance de la République populaire de Chine, Mai 68… et évoque ces 3 années comme prisonnier de guerre en Allemagne.

Vous pouvez voir le documentaire en avant première (jusqu’au 5/11 à 10h) et lire un article très intéressant sur ce film sur le site de Télérama

oct 152012
 

Thierry Larret, photographe professionnel nous délivre un témoignage intéressant sur son expérience de photographe aux Jeux Olympiques de Londres.
Usain Bolt

« 1er Mai 2011… date de la Dead line pour les accréditations des Jeux Olympiques de Londres. Ma demande d’accréditation  a été renvoyée au CNOS. J’attends fébrilement la réponse.  Les quotas sont peu nombreux pour la France et la proximité de Londres fait qu’il y aura beaucoup plus de demandes. Et en plus … je suis Freelance.

Le 8 juin 2011, un courrier du CNOS arrive… «  Vous avez une accréditation EP ». Je n’ose pourtant pas y croire, je me dis qu’il doit s’agir d’une présélection. Un coup de fil au CNOS me rassure et me confirme que mon accréditation est bien accordée, définitive, et pour tous les sports (EP). Yessss !!  Un rêve qui se réalise. Pour un photographe de sports, les Jeux olympiques représentent le graal. Les Jeux sont encore dans un peu plus d’un an et je suis déjà très excité. Je sais que ça va être dur, très dur. Tous les meilleurs photographes de la planète sport seront présents avec des moyens colossaux. Je suis distribué par l’agence Maxppp… qui distribue aussi d’autres agences Européennes et mondiales. Mes photos vont donc se retrouver noyées au milieu d’un flux impressionnant d’images. Je ne m’attends pas à gagner beaucoup d’argent sur les jeux, il me faudra avant tout couvrir et rembourser mes frais, qui sont à ma charge. (Eurostar, hébergement, nourriture, connexion internet, voila de quoi bien entamer un budget). Je me fixe comme objectif d’en profiter un maximum et de ne pas me mettre de pression, tout en n’oubliant pas que je ne suis pas en vacances et que je suis professionnel. 27 juillet 2012, je quitte l’Auvergne pour la capitale et quelques heures plus tard, me voilà à Londres. Déjà la Gare de Saint Pancras bouillonne.

Teddy Riner

Des policiers, des militaires, des bénévoles sont omni présents et accueillants. Me voila à l’entrée du village Olympique, où tout commence par un passage des bagages au scan avec inspection minutieuse par les militaires. Il en sera de même tous les jours et même plusieurs fois par jour, à chaque entrée sur les différents sites de compétition. Après avoir récupéré mon accréditation, direction le Main Press Center. C’est immense ! Chaque photographe doit porter un gilet photo numéroté durant toutes les compétitions. Je récupère le miens, le numéro 1895 est dans la place !! Direction l’assistance Pro Canon, histoire de faire nettoyer les capteurs de mon Mark IV et de mon 7D. En échange, Canon me prête un autre Mark IV et surtout le nouveau DX, dont j’avais pu lire sur le net et dans la presse qu’il s’annonçait plus que prometteur. Apres l’échec du Mark III, Canon n’avait aucun droit à l’erreur. Durant les 15 jours des JO, j’ai pu garder le DX, un pur bonheur. Je n’ai pas pu (pas voulu…) tester toutes ses possibilités. Il n’est pas évident de prendre un boitier nouveau pour des reportages qui plus est au JO, et j’ai fait le choix de ne pas l’exploiter à fond  voulant jouer la carte de la sécurité. Ce boitier m’a (enfin) réconcilié avec Canon et surtout avec son autofocus. Ce DX est une tuerie, surtout associé aux optiques récentes. Les 300, 400 500 mn sont beaucoup plus légers. J’ai aussi eu l’occasion d’utiliser plusieurs jours le 200/400 avec l’extendeur intégré (il y avait peu d’exemplaires à Londres). C’est énorme !!! Cet optique est excellente et offre énormément de polyvalence notamment sur les JO, où l’on ne peut quasiment pas se déplacer. Associé au DX, c’est l’arme fatale !! Le prix, pas encore annoncé devrait être lui aussi fatal … j’ai également pu tester le nouveau 5D Mark III. Je l’ai peu utilisé car je l’avais en 3ème boitier quelques jours. Je pense qu’il va très vite remplacer mon 7D… si je vends celui-ci rapidement.

Ping-pong-jo

En tout cas l’assistance Canon Pro sur les grands événements est très appréciable et incroyablement réactive. La quantité de matériel de prêt est impressionnante, tout comme le nombre de DX qui ont pu circuler durant cette quinzaine. Les jeux, c’est de nombreuses heures de bus pour se rendre sur les différents sites de compétitions, de nombreuses heures d’attentes sur place, des repas sur le pouce et à des heures improbables et surtout peu d’heures de sommeil. Ma plus grosse nuit à été de 5 heures, la moyenne était de 3 heures. Je savais que ce serait dur… C’est épuisant, d’autant que j’essayais de couvrir 3 sports par jour.Cyclisme, triathlon, BMX, VTT, Kayak, judo, escrime, plongeon, Taekwondo, tennis de table, badminton, water polo, basket, handball, équitation, tir au pistolet, Ball-trap, gymnastique, athlétisme (le 100 et 200 mètres, tout simplement impressionnant) et Hockey sur gazon (j’ai adoré) sont les disciplines que j’ai couvert. J’ai regretté de ne pas avoir shooté du Beach volley (surtout féminin) tout comme la lutte et l’haltérophile. Mais il m’a fallu parfois faire des choix de timing, notamment les jours où j’avais des commandes et je ne pouvais couvrir qu’une seule discipline (ce qui était le cas lors du vtt, du Triathlon et du BMX notamment). Coté matos, c’est tout simplement impressionnant.

jeux-olympiques

Chaque photographe travaille avec minimum 2 boitiers, mais souvent 3 ou 4… et parfois beaucoup plus. Les appareils télécommandés sont légions et les Pocket-Wizard sont partout. Les grosses agences avaient même des boitiers pilotés à distances via joystick et écran d’ordinateur. Pour info, pas de moyenne gamme, ils utilisaient des DX pour les Canonistes et des D4 pour les Nikonistes… soyons fou ! Je m’attendais en revanche à voir beaucoup de transmissions wifi en direct du boitier mais le standard (enfin toujours pour les grosses agences) était le câble Ethernet, puisque les boitiers Pro sont équipés de prises. Pour les photographes, les jeux laissent peu de marge de manœuvre. Il y a des emplacements photos où le premier arrivé est le premier servi pour les meilleures places. Et il vaut mieux éviter de sortir des zones photographes, sous peine d’un rappel à l’ordre immédiat. Seules les grandes agences mondiales ont les gilets bleus « Pool » qui leur donnent accès au plus proche de l’action. Frustrant… très frustrant. Les grosses agences disposent d’éditeurs et les photographes n’ont jusqu’ à s’occuper de shooter. Moi (comme beaucoup) j’avais 1à 2 heures d’éditing derrière chaque reportage.

J’ai terminé mes premiers JO, épuisé mais avec des images et des souvenirs plein la tète. J’ai réalisé mon rêve de photographe de sports en couvrant ceux de Londres. La proximité m’a fait tenter l’aventure olympique, et je m’étais dis que ce serait mes seuls jeux. Pourtant dans un coin de ma tète, je commence à regarder les cartes de Rio et pourquoi pas tenter une aventure hivernal dans deux ans du coté de Sotchy, d’autant que la procédure d’accréditation vient d’être lancé et la Dead line est au 4 octobre. »

mai 062012
 

Voilà une petite vidéo du week-end qui décrit le dialogue, trop souvent entendu entre un photographe professionnel et son client. Elle est en anglais mais facile à comprendre car si vous êtes photographe professionnel vous connaissez ce dialogue par coeur! C’est celui du client qui demande au photographe de travailler gratuitement. Il faut mieux en rire ! (merci à Christian pour la vidéo)

mar 172011
 

Ce Dimanche 20 mars 2011 à 13h, Arte diffuse un portrait du photographe Bruce Davidson. L’auteur du documentaire, Claude Ventura dresse un portrait intimiste du photographe. Pour rappel, Bruce Davidson est né en 1933, il a rejoint l’Agence Magnum en 1959. Ses photos sont connues dans le monde entier et notamment ses reportages sur les Noirs américains, les gangs du Brooklyn, sur le Clown d’un cirque ambulant…

Voir la bande annonce du documentaire sur Bruce Davidson.

oct 172010
 

photo-concert-Johnny-Hallyday

Rares sont les photographes qui ont pu être pendant si longtemps auprès de Johnny Hallyday, Tony Frank est sans doute celui qui a suivi au plus prêt notre star nationale. Enfin il décide de sortir de ses tiroirs des photos de cette période sous la forme d’une exposition et d’un livre. Il nous montre des photos inédites et intimes. Quelques questions à Tony Frank :

Combien de temps as tu passé auprès de Johnny Hallyday ?
J’ai passé 36 ans dont les 5 dernières années les 3/4 de mon temps

Est-ce que tu penses que suivre une vedette de cette envergure de si prèt pendant si longtemps serait toujours possible aujourd’hui ?
Je ne pense pas, ou alors il ne faut faire que cela, donc pas moyen de faire d’autres sujets.En plus, tu deviens « trop proche » donc il est difficile d’être toujours avec un appareil photo et de « bouffer la vie » de ce personnage 24h/24 qui a aussi besoin de respirer …!!

Quels sont tes souvenirs les plus marquants avec Johnny Hallyday ?
Je me souviens surtout des tournées en France et à l’étranger pendant lesquelles on ne dormait pas beaucoup surtout à cause des kilomètres (à l’époque pas beaucoup d’autoroutes) , à l’étranger Johnny donnait souvent 2 spectacles dans la même soirée avec la sono à démonter et à remonter 200kms plus loin, mais on s’amusait beaucoup, un peu comme des jeunes potaches, ou collégiens en faisant pas mal de blagues dans les hôtels et surtout on s’éclatait en faisant ce que l’on aimait, de la musique (Rock n’Roll !!) et des photos; pour nous c’était un plaisir, nous n’avions pas l’impression de travailler. J’ai beaucoup d’anecdotes,trop longues à raconter, même pendant certaines vacances que nous prenions aussi ensemble.

Johnny-Hallyday

Dans ton exposition et ton livre va t-on découvrir des photos qu’on a pas l’habitude de voir ? Quelles photos as tu voulu privilégier parmi les milliers que tu as prises?
J’ai surtout choisi des images non utilisées, beaucoup de « Noir & Blanc », un peu comme dans mon précédent livre sur Serge Gainsbourg. Presque tous les bouquins sur Johnny Hallyday sont en couleurs avec beaucoup de photos de scène, j’ai voulu faire l’inverse et montrer à cette occasion des images de Johnny Hallyday plus « artistique », plus intimes, mais ce ne sont pas des photos « people » (comme on dit aujourd’hui) il n’y a d’ailleurs que quelques photos incontournables avec Sylvie Vartan, voire Nathalie Baye, comédienne avec Johnny Hallyday.

  • L’exposition du 18 au 23 octobre 2010: Espace Pierre Premier de 10 à 19h30 (entrée gratuite)
    17, Avenue Pierre 1er de Serbie, 75016 PARIS
  • 26 octobre 2010 au 9 janvier 2011 : Brasserie La Lorraine de 7h à 1h (entrée gratuite)
    2, place des Ternes, 75008 Paris

portrait-johnny-hallyday

Livre Johnny Hallyday par Tony Frank

juin 022010
 

reponse photo

Sebastiao Salgado, photographe célèbre connu pour ses reportages en Noir et Blanc a commencé un travail sur les peuples « primitifs » nommé Genesis en 2004. Ce projet s’achèvera en 2012. Salgado utilisait des Pentax 645 argentiques pour ce projet. Plus le temps avançait et plus le fait d’utiliser des pélicules argentiques devenait problématique. Beaucoup de problème dans les aeroports à cause des contrôles, des mesures de sécurité renforçant le nombre de passages aux rayons X qui finissaient par voiler les films…Il a finit par changer sa manière de travailler et est passé au numérique. Tout ce changement et tout le flux de travail qu’il a mis en place pour garder la contuinité dans son travail est décrite dans le numéro Hors Série n°10 de Reponses Photo. Un article passionnant et très riche. Ça faisait longtemps que je n’avais pas regretté l’achat d’un magazine photo.

avr 192010
 

Grace Jones Jean Paul GoudeJean-Paul Goude n’est pas seulement photographe mais également réalisateur, graphiste, illustrateur. France 5 lui consacre une un documentaire dans la série Empreintes. Le réalisateur Patrice Bousquet retrace son parcours.

Le résumé de l’emission : « Graphiste, illustrateur, photographe et réalisateur, Jean-Paul Goude s’exprime par l’image. L’homme des défilés démesurés et bigarrés, des concerts déjantés et des campagnes de pub chic et choc témoigne de son parcours. Fils d’une danseuse de Broadway et d’un ingénieur, il se définit comme un «artisan artiste» et évoque ses passions, les femmes de sa vie, notamment la chanteuse américaine Grace Jones, et trente ans de création. Il parle notamment de son enfance passée à arpenter le zoo de Vincennes en rêvant du «Livre de la jungle» et de la rétrospective que lui consacrera le musée des Arts décoratifs de Paris en 2011. »

Ce numéro d’Empreinte sera diffusé le Vendredi 23 avril à 20h35 et le 25 avril à 7h55.

avr 062010
 

polaroid iphone

David Guttenfelder, reporter photographe bien connu publie une série de photos prises en Afghanistan avec son iPhone. Les photos ont été ensuite transformées à la manière d’un Polaroid avec une application du style Polarize.
Le reportage est très réussi et montre une fois de plus que l’appareil photo n’est qu’un outil et que la course au matériel photo ne nous fera pas devenir un meilleur photographe. J’ai choisi cette photo pour illustrer l’article car elle parle beaucoup aux photographes.

oct 082009
 

irving-penn-photographeAprès Willy Ronis, c’est un autre monument de la photographie du XXième siècle qui disparait. Le photographe Irving Penn est décédé à New York le 7 octobre à l’age de 92 ans. Il a longtemps travaillé au magazine Vogue où ses clichés répondaient à ceux d’Avedon.

Il a été connu pour ses photos de mode, il a signé 165 couvertures chez Vogue, pour ses portraits et ses photos des paysans péruviens.